Oumy Thiam, ingénieure sénégalaise au cœur du montage de GAINDESAT-1B

Chez SENSAT, la souveraineté est une mécanique de précision. Elle se bâtit, pièce par pièce, circuit après circuit — et prend corps à travers des profils comme celui d’Oumy Thiam.

Ingénieure impliquée dans le montage du satellite GAINDESAT-1B, elle incarne cette nouvelle génération de talents africains capables de conjuguer terrain et haute spécialisation académique. Car en parallèle de ses responsabilités techniques, Oumy Thiam suit le Mastère Spécialisé en Développement des Systèmes Spatiaux à Polytech Montpellier — un choix exigeant, stratégique, et résolument tourné vers l’autonomie technologique.

Au sein du Centre Spatial de l’Université de Montpellier, elle ne se contente pas d’observer : elle agit. Immergée dans le cycle complet AIT (Assemblage, Intégration et Tests), elle participe à chaque étape critique du processus de qualification des satellites. Tout commence par l’écriture de procédures techniques d’une rigueur absolue — un travail invisible mais fondamental, où chaque ligne engage la fiabilité de missions entières.

Vient ensuite l’intégration en salle blanche ISO 8, environnement contrôlé où le satellite prend forme, sous haute surveillance. Chaque sous-système est assemblé avec précision, chaque paramètre physique vérifié, validé, consigné.

Mais c’est lors des tests que la réalité rattrape la théorie.

Placée sur un pot vibrant, la structure du satellite est soumise à des simulations extrêmes reproduisant les conditions brutales du lancement. Vibrations, contraintes mécaniques, stress structurel : tout est pensé pour anticiper l’épreuve du réel. Rien ne doit céder.

Après cette phase critique, l’heure est à la vérité. Démontage partiel, inspection visuelle minutieuse : la moindre fissure, la plus infime déformation devient un signal d’alerte. Ici, la tolérance est nulle.

Cette maîtrise des standards internationaux n’est pas un simple acquis académique. Elle constitue un levier stratégique pour SENSAT, qui renforce ainsi son expertise interne et réduit sa dépendance aux compétences extérieures.

 

Car derrière GAINDESAT-1B, déjà en cours de montage, se dessine une ambition plus vaste. Les satellites GAINDESAT-1C et GAINDESAT-1D sont en ligne de mire. Une constellation naissante, portée par une vision claire : doter le Sénégal d’une pleine souveraineté spatiale.