Secteur moderne : 413,4 milliards de FCFA de masse salariale enregistrée au 4ᵉ trimestre 2025

Au Sénégal, la masse salariale dans le secteur moderne s’établit à 413,4 milliards de FCFA au quatrième trimestre 2025, contre 399,9 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 3,4 %. C’est ce qui ressort de la note d’analyse trimestrielle de l’Enquête sur l’Emploi, la Rémunération et les Heures de travail (EERH) publiée mercredi par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).

« Au quatrième trimestre 2025, la masse salariale dans le secteur moderne s’établit à 413,4 milliards de FCFA contre 399,9 milliards de FCFA un an plus tôt, soit une hausse de 3,4%. Cet accroissement fait suite à l’augmentation de la masse salariale dans les secteurs de l’industrie (+8,5%) et des services (+1,7%) », informe l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd).

En revanche, poursuit l’agence dans sa note d’analyse trimestrielle de l’Enquête sur l’Emploi, la Rémunération et les Heures de travail (EERH) rendue publique mercredi, il est noté une baisse des rémunérations dans les secteurs du commerce (-0,7%) et de la construction (-0,7%).

Augmentation de la masse salariale dans les services

« La progression de la masse salariale dans le secteur de l’industrie est portée par celle des rémunérations dans les sous-secteurs des activités extractives (+21,8%), de production et de distribution d’électricité et de gaz (+11,2%) et de fabrication (+7,0%) », lit-on dans le rapport.

De même la hausse de la masse salariale dans les services est en relation avec celle des rémunérations dans les sous-secteurs de l’information et communication (+11,7%), de l’enseignement (+5,5%), des activités artistiques (+2,6%), ainsi que des activités pour la santé humaine (+1,6%).

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Concernant la répartition de la masse salariale selon le statut dans l’emploi, à savoir « permanent » et « saisonnier », l’Ansd souligne que parallèlement à la distribution des effectifs, une grande partie (92,0%) des salaires versés au quatrième trimestre 2025 par le secteur moderne est destinée aux permanents.

Par ailleurs, selon la branche d’activité, une distribution similaire est observée au quatrième trimestre 2025 pour la totalité des branches d’activités de l’industrie, du commerce et des services. Toutefois, la même source indique qu’une part, assez considérable des rémunérations, est versée au personnel non permanent dans l’enseignement (30,2%), la construction (29,0%) et les activités de soutien et de bureau (25,6%).

Mariama DIEME