Le contenu local s’impose désormais comme une priorité stratégique dans le secteur extractif au Sénégal, où les autorités entendent en faire un pilier de transformation économique, d’industrialisation et de souveraineté nationale.
S’exprimant jeudi à Dakar, à l’ouverture d’un atelier de consultation consacré à la réforme du cadre juridique du contenu local, le ministre de l’Energie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a insisté sur la nécessité de renforcer son ancrage dans les politiques publiques.
Selon lui, le contenu local ne doit plus être perçu comme un simple mécanisme d’accompagnement, mais comme un levier structurant capable de générer de la valeur ajoutée, de soutenir les entreprises nationales et de créer des emplois durables.
Il a également souligné l’importance de bâtir un cadre juridique clair, harmonisé et pleinement opérationnel, garantissant à la fois des retombées concrètes pour l’économie locale et une meilleure visibilité pour les investisseurs.
Dans cette dynamique, les autorités sénégalaises ont engagé une réflexion inclusive visant à évaluer le dispositif actuel et à définir les orientations stratégiques d’une réforme en profondeur.
Le secrétaire technique du Comité national de suivi du contenu local (CNSCL), Mor Bakhoum, a indiqué que cette rencontre doit permettre de poser les bases d’un cadre plus cohérent et performant, à travers un diagnostic participatif impliquant l’ensemble des parties prenantes.
Pour sa part, le directeur général de Petrosen holding, Alioune Guèye, a estimé que cette réforme constitue une opportunité majeure de repositionner le secteur extractif comme moteur de développement économique, technologique et social.
Il a plaidé pour une approche coordonnée et exigeante, faisant du contenu local un véritable projet national structurant, capable de favoriser l’émergence de PME compétitives et leur intégration dans les chaînes de valeur internationales.
À terme, les autorités ambitionnent de faire du contenu local un outil d’industrialisation, d’inclusion économique et de création d’emplois qualifiés, au service d’une croissance durable et mieux partagée.