14e conférence ministérielle de l’Omc: le Sénégal plaide pour une réforme du commerce mondial

En marge de la 14ᵉ Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce à Yaoundé, le Sénégal appelle à une refonte des règles du commerce international et à une industrialisation accrue pour renforcer la place de l’Afrique dans les échanges mondiaux.

Réunis à Yaoundé, les représentants sénégalais ont mis en avant les défis du commerce international dans un contexte marqué par les crises et les tensions économiques. Le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, Seydina Aboubakar Sadikh Ndiaye, a évoqué une « conférence de l’espoir », après les perturbations liées à la pandémie et aux déséquilibres du système commercial.

Avec 16 % de la population mondiale mais seulement 3 % du commerce international, l’Afrique reste marginalisée. Pour Dakar, cette situation impose une transformation structurelle des économies, fondée sur l’industrialisation et la montée en compétitivité des entreprises.

Le directeur du commerce extérieur, Ahmed Tidiane Dia, a insisté sur l’urgence de réformer l’OMC : « Les règles actuelles ne sont plus adaptées aux réalités économiques du XXIᵉ siècle », a-t-il déclaré, dénonçant notamment les importations subventionnées et les mesures unilatérales de certaines grandes puissances.

Le Sénégal entend ainsi défendre ses priorités dans des secteurs clés comme l’agriculture, le commerce électronique ou encore la pêche, tout en accélérant le développement de chaînes de valeur locales. L’objectif est clair : renforcer son intégration dans le commerce mondial et atteindre le statut de pays émergent à l’horizon 2029.

Jeanne SAGNA et Demba DIENG, envoyés spéciaux